| Maison de Culture Populaire de la Cité |
vendredi 7 juin 2013
On reprend tout à Zero...
Qui sommes nous,
Avant tout, nous souhaitons montrer un spectacle de qualité. Ce point de vue fait partie d’une pédagogie adaptée pour que quiconque, quelles que soient ses aptitudes, puisse intégrer la troupe. Une opportunité qui allie plaisir et travail, rigueur et loisir avec un maître mot : "valorisation."
Le contexte : Après trois années à répéter et construire le spectacle "Et avec ceci" dans les locaux du cinéma Bel Air, nous sommes aujourd’hui en recherche d’une salle pour poursuivre l’aventure, le plateau du cinéma étant trop petit pour nous permettre d’évoluer correctement.
Troisième Rideau : d’où ça vient et qu’est ce que cela veut dire ? Pourquoi ce nom ?
L’aventure commence il y a plus de 18 ans. Déjà passionné par le monde du spectacle, clown dans une petite troupe, je commençais à dégager de ma pratique une pédagogie d’apprentissage du théâtre. Après des stages, de nombreux essais par ci par là, je mettais en mots ma conception personnelle. Puis ce fut une rencontre, avec le milieu protégé, et l’envie d’y développer ma passion du spectacle.
Ce ne fut qu’en 2001 en tant qu’éducateur technique spécialisé que je pus commencer à travailler sérieusement la question. Un Institut médico-professionnel me permettait de mettre en place un atelier théâtre à Giromagny. Et ce fut le début des « Ceulat » Ceux de l’atelier Théâtre et de leurs aventures. Un spectacle par année, une mini-tournée, des réussites de toutes sortes, les « Ceulat » resteront une fierté.
Aujourd’hui de retour sur Mulhouse, l’aventure continue sous un autre nom. Après avoir fait monter sur les planches les « Ceulat », il est toujours nécessaire de dévoiler ce qui se cache encore, ces gens soit-disant différents, c’est en tout cas ce qui anime notre projet : une certaine mise en valeur, La valorisation de La personne. C’est à travers cette volonté de mettre en avant des gens écartés pour leurs différences, par leurs différences qu’un nom nous semble convenir comme une suite logique aux Ceulat : 3ème Rideau
Mais ce troisième rideau, c’est peut être celui de cette tierce personne situé entre un monde protégé, dans lequel on place par définition toutes les structures d’accueil pour des personnes en situations de handicap et ce monde dit normal, avec des loisirs et des spectacles accessibles par tous, un intermédiaire pour faciliter la rencontre de ces deux mondes qui se trouvent si loin l’un de l’autre, le temps d’un spectacle ou peut être plus…
L’équipe : qui sont-ils ceux là ?
Ils sont 8, (pour l’instant) venus de Mulhouse et environs, recrutés par un simple article de journal. Ils sont bénévoles et volontaires. Cette troupe d’amateurs ne pense qu’à une chose : monter sur scène.
Depuis mars 2010 ils se sont retrouvés au cinéma Bel Air pour y créer, développer et répéter « Et avec ceci ! ». Le principe retenu est la succession de petites scènes sans paroles, histoire de ne mettre personne en difficulté.
Il y a Marion, Geneviève et Gisèle, Florent, Dylan,Malik Gérard et Quentin
Pour ma part, je suis éducateur technique spécialisé et c’est moi qui m’occupe de l’équipe et de l’ensemble de la création.
Et il y a tous les bénévoles qui débarquent lors de la mise en place du spectacle et sans qui nous ne serions rien…à ce propos si l’aventure vous tente venez nous rejoindre….
L’Association 3ème Rideau a vu le jour en 2013. La reconnaissance et le soutien des parents et des éducateurs des comédiens touchés par un handicap permet de croire que la démarche proposée est une alternative intéressante au manque d’accueil dans le monde du spectacle.
Sur scène, l’histoire racontée est très importante. Le jeu des acteurs est également primordial, mais celui qui raconte et celui qui joue ne mettent pas en avant leurs propres histoires, leurs parcours. Un acteur lambda qui se présente c’est juste Paul Pierre ou Jacques, un acteur touché par une trisomie qui se présente nous amène aussitôt un ressenti, « il n’a pas eu de chance celui-là », et pourtant c’est aussi un acteur. C’est sur scène que tout bascule, que tout est différent. Pendant un instant, celui d’un spectacle, tous les acteurs sont semblables, sans étiquette, sans classement, sans jugement. Pendant le temps d’un spectacle, il n’y a pas d’acteur déficient, de joueur handicapé, mais une histoire et des acteurs comme d’autres.
Joël Roth
jeudi 6 juin 2013
Vous faire Part
Ben voila c'est officiel... L'association "3ème rideau" a une existence juridique ! heeehaaaa !!!
Inscrite par le Greffier 1er Grade le 29 Mai 2013
Volume: 90 Folio n° 77
lundi 29 avril 2013
Articles 21 à 79-III du Code civil local
vendredi 5 avril 2013
vendredi 8 février 2013
Public
Il n’y a pas de spectacle sans public…
Jouer, apparaître, se montrer devant des personnes, même familières, est un exercice difficile pour quiconque, et encore plus pour une personne touchée par un handicap…
Pourtant, nous rechercherons toujours le contact avec le public car sans celui-ci, sans soutien, sans échanges… Il n’y a plus de théâtre, plus de spectacle. Et pour atteindre cela, il faut fournir bien des efforts, et beaucoup de travail.
Le Théâtre est alors bien plus qu’un loisir, sauf pour celui qui regarde…
mercredi 23 janvier 2013
La semaine des Trois
- De trois s’agit-il ? Heuu de quoi ?
- Trois fois rien, rassurez-vous, juste trois soirs de spectacle à l’Afsco.
- Une broutille !
- Une broutille ??? Mais pas du tout attendez vous vous méprenez, ce qu’a vécu la troupe est loin d’une broutille, je vous raconte :
- Ne me coupez pas tout le temps svp ! Non aucun des deux, juste une Première comme Générale, vous suivez ?
- Oui.
- Donc voila la troupe anxieuse, stressée, les acteurs qui cherchent à être fin prêts (costumes, maquillages et concentration), la régie par les derniers préparatifs et le metteur en scène par la mise en place de tout ce qui n’est pas terminé ou encore fait, et l’appui en coulisses de personnes qui découvrent et se demandent dans quelle galère ils se sont fourrés, car leur rôle d’aide aux entrées et sorties de la troupe est primordial... Mais pas de vent de panique, que nenni que non, aucune communication d’un quelconque stress supplémentaire à l’équipe, tout se passait dans une sorte de calme convenu, une trêve de concentration avant le début des hostilités.
- Des hostilités ? ? Mais on parle bien d’un spectacle ?
- Evidemment ! Imaginez un instant ce qui se passe dans la tête d’un acteur : que va penser le public ? Et s’il n’aimait pas ? Va-t-il comprendre ? Est ce que je vais être à la hauteur ? Pourvu que je n’oublie rien, mains moites, cœur qui s’emballe, etc. etc. etc.
- Pour sûr ça ressemble vraiment à des hostilités, rien de rassurant... Encore !
- Encore quoi ?
- Encore l’histoire !
- Mais ce n’est pas une histoire ! La Troupe du Troisième Rideau existe vraiment !
- Mais oui, continue va !
- Bon, le moment du spectacle approche, on ferme le rideau ce qui donne un ton plus grave, le silence est demandé dans les coulisses et le public commence à entrer dans la salle, on entend discuter des gens à travers ce rideau qui protège encore un peu la troupe… Et voila le metteur en scène qui fait le tour de chaque comédien, mots qui rassurent mélangés à des compliments. Il raconte n’importe quoi celui-là, pensent certainement les comédiens, « nous on a peuuuurrr »… Et puis d’autres mots encore, se faire plaisir, jouer quoi qu’il arrive, se donner à fond, encore des mots qui ne veulent rien dire, surtout pour un autiste (plaisir ? qui arrive ou quoi arrive ? donner quoi ?) pas grave si rien n’est compris, c’est cette présence qui est utile, ils seront seuls sur scène mais ils sont accompagnés jusqu’au bout.
- Brrr j’en frisonne.
- Et voila la régie qui prévient : « on va ouvrir si c’est ok pour vous » ! Et là, là ça fait le tour en un éclair « on va commencer » ! Le temps se fige, plus rien n’existe, les yeux de chaque personne de la troupe sont dirigés vers le rideau. Tout le monde est à sa place, silencieux, concentré, prêt à affronter le public... Même le décor ne bouge plus…
- Continue...
- Demain !
- Non encore !
- Promis demain, enfin si t’aimes…
lundi 21 janvier 2013
vendredi 11 janvier 2013
dimanche 16 décembre 2012
jeudi 13 décembre 2012
lundi 19 novembre 2012
Pirouette
Costumes
Fabriqués par une couturière, Farid l'homme de l'ombre avait aussi assemblé les pantalons avant de tout nous donner.
Parait même qu'il a cassé son aiguille, manquait plus que ça...
Ce qui est sûr, c'est qu'il va falloir faire une pirouette pour trouver une solution...
Car ces costumes ne font pas écho du tout à l'esprit que nous essayons de développer (pour ceux qui en doutent, un esprit ça se développe) (oui Monsieur !) (et nous on développe, on développe !)
C'est délicat de demander un travail à quelqu'un par un intermédiaire et d'exprimer un mécontentement quand le travail est livré. Que dire? Que faire? Tout refaire? Bref, j'avais pas besoin d'un souci de plus... Et comment rester diplomate ? Car pour une fois qu'on nous aide, c'était bon à prendre...
"On est pas là pour se faire engueuler" dirait Boris Vian et je me mets à la place de la couturière qui a quand même passé du temps dessus...
Et puis l'idée qui tombe à pic, juste avant d'accueillir l'équipe d'Active Média qui vient filmer notre bande annonce, une simple idée pour ces personnages habillés comme l'As de Pique :
| Photo Joël Roth |
jeudi 15 novembre 2012
Dates
Nous allons jouer devant un public, un vrai public qui bouge, qui parle, qui vit... Je vous raconte pas ce que cela produit chez nos comédiens, ils sont carément survoltés et m'ont montré un investissement dans les scènes comme jamais ils n'avaient fait... Trop Bien !
Alors, venez le 11, 12, 13 Décembre à l'Afsco, Espace Matisse de Mulhouse, au 27 rue Henri Matisse .
C'est à 20h30 et vous pouvez réserver à l'Afsco : 03.89.33.12.66
Et comme prévu, c'est dans le cadre du Téléthon.
vendredi 9 novembre 2012
lundi 29 octobre 2012
Résumé
vendredi 28 septembre 2012
Dix-huit
18
Tout simplement !
mercredi 26 septembre 2012
Reprise des Répétitions
lundi 4 juin 2012
mercredi 23 mai 2012
Nous y voila !
Voila la dernière ligne droite qui s'annonce : Nous donnerons notre première représentation en Décembre 2012
Nous y voilà !
Tous va s'accélérer....donc vigilance, car le monde du Troisième Rideau va s'ouvrir devant vous !!
dimanche 1 avril 2012
Concentration !
La Concentration
Ne pas être concentré c’est loupé son entrée, (mais oui,
puisque je vous le dit), quand on loupe son entrée on est pas bien, on le vie
comme une « bêtise », on cherche à se rattraper on est contrarié et
finalement on ne pense plus qu’a ça et on oublie tout le reste…Focalisé sur ce
que l’on croit être une « bêtise » on reste bloqué….et la suite na
pas le gout qu’elle devrait avoir…certaine scène sont des fois complètement
différente des répétitions lorsqu’une entrée se croit loupé…
Un comédien qui arrive avec un retard remarqué manque son
entrée. On dit qu’il « Manque au public » c’est pour cela qu’il doit « soigner
son entrée » et passer en un rien de temps de l’état d’attente à celui du
personnage emmenant sur son passage un public conquis….qui applaudit des fois
tellement il est expressif…(oui oui ! le public s’exprime aussi, dans un
théâtre, ce n’est en rien réservé au comédien voyons !)
L’acte de sortir de scène est aussi important que celui d’y
entrer. Visible jusqu'à la dernière minute le comédien se doit d’être vigilant,
concentré jusqu’au bout (et c’est peu dire).
Parce que louper une sortie trouve peut être sa cause dans un
manque de concentration… (Qui sait !)
mercredi 15 février 2012
La musique
La Musique est un des éléments les plus importants du monde du Troisième Rideau. On la retrouve partout, dans chaque moment, dans chaque réalisation et dans beaucoup d’exercices…
Elle est la pierre angulaire de notre pédagogie. A travers la musique c’est tout un univers qui s’éveille, des corps qui se découvre, des expressions qui s’envole…. Parce qu’à travers des mouvements, des déplacements, porté par une mélodie, certains de nos acteurs se lâche, se laisse aller et donne tout simplement de jolie choses…
Il y a dans le monde du Troisième Rideau des moments rares et intense qui on souvent comme source une simple musique…
Mais il ne suffit pas d’avoir une bande son, encore faut il l’écouter, l’entendre, la comprendre…
Apprendre à l’a traduire est primordial, et cette traduction est souvent individuelle…comme beaucoup de chose cela se travail, doucement….
La musique est comme un partenaire de jeux, elle nous accompagne sur scène, nous signale quand c’est à nous d’intervenir et nous permet de jouer notre rôle….la musique est magique aussi, elle nous permet de voir des choses que d’autres ne voient pas…elle apporte un brin de rêve si tu le souhaite, ou un peu de rythme si tu en a besoins…
Elle touche petit comme grand, la musique est peut être une fée !!!
mardi 20 décembre 2011
Tous nos voeux
mardi 11 octobre 2011
Invité de Marque
Bien qu’il n’y a pas foule de fan, bien que peu de gens laisse des commentaires ici le monde du 3ème Rideau a un invité de marque, oui carrément, il est toujours présent, à chaque répétition, à chaque moment de dur travail. Il nous observe, nous regarde, nous rappelle qu’il est là…
Il est devenu, avec le temps une réelle référence. Et je n’ai même plus besoin de le nommé toute l’équipe le fait pour moi.
De qui s’agit-il ?
Essayons de voir, je crois qu’il est présent dans chaque spectacle, à chaque représentation il y a un personnage qui va s’asseoir au dernier rang, ce quidam qui va, par son attitude (pas toujours je vous l’accorde) déranger la bonne marche des lieux ou encore se plaindre : « on ne voit rien », « ce n’est pas assez fort », « c’est ennuyeux » etc.…etc.…..Il est toujours assit le plus loin possible de la scène, là bas dans l’ombre de la salle dans les rangs les plus éloignés.
Depuis le début de nos exercices je me sert de lui pour que l’attitude et le message des comédiens aillent dans sa direction, pour lui, ainsi ils ont de forte chance de touché l’ensemble de la salle.
Souvent, très souvent, trop souvent (au début du travail) le jeu de la scène semble être exclusivement pour le premier rang, en voilà au moins qui sont satisfait, pour autant il y a toute une salle à conquérir et à emmener dans notre histoire… C’est à ce moment que je fais intervenir notre Quidam : « joue pour le Clampin du fond !», « regarde le clampin du fond !», « pense au clampin du fond !», « t’a encore oublié le clampin du fond !».
Maintenant, en interrogeant sur ce qui ne va pas dans une scène, j’ai presque toujours l’oublie du Clampin comme réponse. Donc merci à toi cher Clampin de servir la cause du 3ème rideau pour un travail de qualité…
jeudi 29 septembre 2011
De 12 à 8 ...
Comme je n'avait pas réussi à atteindre mon chiffre d'affaire j'avais presque failli mettre la clé sous la porte, pensant bêtement que l'offre répondait à la demande et qu'a cet endroit je m'était peut être tout simplement trompé (et oui celà n'arrive pas qu'aux autres de se tromper).
Un de mes objectifs était de finalisé un spectacle que j'avais déjà conçu en d'autres lieux.
Mais ils n'y avait pas que celui là. Promouvoir l'accès à la culture aux espaces scéniques et à la création en est un autre,valoriser les personnes dites handicapés mentales, offrir un outils d'épanouissement personnelle encore un autre, utiliser les représentations théâtrale pour améliorer l'image que la société a des personnes touchés par la déficiences et j'en passe son autant de raison de persévérer....(en même temps ça me rassure).
J'avais donc changer de cap et une nouvelle création voyait le jours.
En novembre, Thibaut, un des premiers colons du monde du Troisième Rideau tirait sa révérence pour pouvoir s'occuper de lui d'une manière plus sereine (j'espère ne pas avoir utilisé le mot rigueur trop souvent)
Et puis l'équipe c'est retrouvé à Neuf, ce qui a rendu le travail de création neuf fois plus intéressant.
En juillet, bien qu'il nous aimait bien, Bence à préféré suivre sa famille qui déménageait (ça se comprend). Loin du monde du Troisième Rideau j'espère qu'il trouvera refuge dans un projet théâtrale à la mesure de son talent.
Donc aujourd'hui le bon chiffre est huit, une équipe de 8 comédiens beaux et volontaires
lundi 26 septembre 2011
Représentation
L'équipe c'était retrouvé samedi dernier après plus de deux mois de vacances et vous me croirez peut être mais ils m'ont un peu bluffé (Oui car pour ceux qui me connaissent, il m'en faut beaucoup).
Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'ils ont repris sans sourciller les fameuses bases du monde des planches : personne ne cours, on se concentre, on fait le silence en coulisses, on regarde le public et j'en passe....ma surprise fut de taille lorsque nous avons repris les scènes travaillé trois mois plus tôt, et cela comme si le dernier travail remontait à ....hier ! et ça fait plaisir...
Ils nous restent beaucoup de choses à voir et concevoir, pas encore d'affiche ni de régisseur, les scènes sont à finalisé et Holaholahola STOP...n'allez pas croire que le stress s'installe, ennemi premier des personnes en situation de handicap il nous faut l'apprivoiser et le rendre positif. Si si! Comment ? facile pour un acteur, il suffit de faire croire que l'on maîtrise tout, et tout le temps. Certains délègue d'autre décompose (et non pas se décompose!!), cette façon de faire est plus qu'utilisé en Impro et en Esat, chaque travail est décomposé chaque action est séparé chaque geste isolé.
Voilà qui va servir dans notre ouvrage, une chose après l'autre et chaque chose en entraînant une autre jusqu'à ne plus faire qu'un tout : une Représentation, ouvert aux publics tel un rêve...
dimanche 25 septembre 2011
samedi 16 juillet 2011
dimanche 29 mai 2011
Petit doute
- Taux d’absentéisme sans raisons valables aux répétitions : 0%
- Motivation à venir : 100% (personne qui se lève à 7h00 du matin pour un Rendez vous à 10h00)
- Sourires complices sur scène (après un jeu particulièrement brillant)
- Recherche du regard du metteur en scène
- Discourt continuel de satisfactions
- Retour négatif ou critique de l’entourage des comédiens : 0%
- …
Bref, même si c’est rassurant, tout ça n’enlève pas complètement ce petit doute qui, il faut l’avouer, nous aide quand même à avancer. Car il n’y a rien de figer dans une telle entreprise, il nous faut nous adapter à chaque individu, continuellement ….rechercher sans cesse la bonne méthode la bonne pédagogie pour atteindre ce spectacle tant espéré. Comme j’espère atteindre ce rivage ou la foule applaudira… Que le voyage est long !
dimanche 15 mai 2011
Bence
Heuuuu neufs, justement, c’est exactement le nombre de comédien qui s’activent maintenant pour monter le spectacle.
Et le dernier arrivé c’est Bence,
C’est en commençant dans un ESAT (Etablissement et service d’aide à la personne) anciennement CAT (Centre d’aide par le travail) qu’on lui parle de nous. Il vient voir et comme la plupart de ceux qui viennent voir, il est resté. D’ailleurs c’est a ce demandé pourquoi ?...
Donc lui c’est Bence souriant et avenant.
Au vue de l’avancé du spectacle nous avons dit oui, je crois raisonnable de dire qu’il sera le dernier à entrer dans le monde du 3emerideau…. mais sommes nous seulement aussi raisonnable que l'on croit ?
Nul ne sait en pays du 3emerideau...
samedi 14 mai 2011
Le pilote va tenter pour vous un rattrapage en ligne, en espérant que vous serez indulgent quant au résultat.
Vous comprendrez aisément que les dates qui vont figurés sur les prochains articles ne seront pas fidèle à la réalité et nous espérons vous revoir très vite parmi nous
jeudi 17 février 2011
Limite ?
Par geste, par une multitude de discourt, de démonstrations, de volonté de se faire comprendre le type qui mène le jeu use d’artifice en tout genre pour prouver que tout est possible à la seule condition de «vouloir » « il suffit d’y croire ».
C’est toute la difficulté d’atteindre ce que l’on appelle les limites et de les franchir, se surpasser aller au-delà…
Car comment franchir une limite si on n’a pas conscience de l’endroit ou elle se trouve ? « Tu atteins tes limites », une phrase terrible qui n’a pas de sens dans le monde du 3 ème Rideau. Pour nous, parce qu’il y a la déficience mentale nous ne pouvons, il me semble, utiliser ce concept, pour autant que l’on se donne les moyens. Le facteur temps étant un élément essentiel (2 heures chaque samedi c’est très court).
Et comme nous sommes dans une dynamique de valorisation de chaque individu nous serions embêter d’en perdre en court de route.
Alors on en est à inventé encore, malgré la liste de scène qui s’agrandit…il nous en faut assez pour que le public en ait pour son argent.
On va donc se permettre de prendre le temps qu'il faut pour celà, même si souvent j'ai hate...
jeudi 27 janvier 2011
un nouveau monde
A mon grand étonnement les choses sont plus faciles que prévus, mais seulement en ce qui concerne le travail d’équipe je vous rassure, pour le reste c’est plus délicat, mais nous verrons le reste plus tard.
Les premiers colons du monde du troisième rideau sont beaucoup plus dans ce que l’on pourrait appeler «une jeunesse constructive» (comprendre moins de 20 ans) (rien de plus). L’arrivé du bateau : «Papillons Blancs» a permis le renfort des troupes mais a surtout modifié vers le haut la moyenne de l’âge des habitants du 3 ème rideau. Ainsi il me semblait peu évident la cohabitation des différentes générations et surtout le fait que des repères avaient été installés par les premiers et que les suivants allaient tout modifier… et bien je me suis trompé.
Tout va bien dans le meilleur des mondes
Tout le monde a accepté l’autre, sans aucune réticence, rien, c’est même le contraire car une forme de solidarité c’est mis en place dès les premiers jours….
Et nous voila, tous en train d’agrandir le spectacle à la dimension de la nouvelle troupe...un nouveau monde que voilà
mercredi 1 décembre 2010
visite
Y parait même que c’est un constat généralisé à l’ensemble du territoire « oui Madame oui »
Et bien que notre objectif ne s’inscrit pas dans une activité de loisir tout court (oui on ne sait pas si après ce spectacle le 3emerideau existera toujours) nous avons eu une visite.
C’est une délégation de 6 personnes qui c’est présenté un matin….6 Papillons Blancs, rien que ça (agréable surprise non ?)
On dit comme ça parce qu’ils viennent de l’association du même nom, rassuré- vous aucun costume de lépidoptères n’était porté, on aurait pourtant adoré.
Donc ils étaient là et on participé à une séance de travail. Sur les 6, quatre ont voulu poursuivre l’aventure et une personne étant de l’équipe d’encadrement du groupe de Papillons Blancs n’était pas là pour se prononcer (normal).La dernière préfère le théâtre « traditionnel » j’ai essayé de comprendre ces mots et je pense qu’il s’agit de pièces existante, écrite et joué, mais qui sais ?
Et nous, dans le monde du 3emerideau nous ne sommes pas très traditionnel dans le sens ou, pour exemple, il n’y aura pas de textes (oui madame) rien de des déplacements, des situations des gestes….
Nous avons bel et bien quatre nouvelles recrue...
(faudra venir voir Madame oui, faudra…)
vendredi 26 novembre 2010
Tout doucement
Le blog semble en faire de même....
On invente, on crée, on amène un peu de nous...
On se découvre, on aperçois l'autre...
On grandit...
Des objets prennet vie, des attitudes se révèlent et la concentration rode...
Et ça fait du bien.
dimanche 21 novembre 2010
Trop,
C'est toute la difficulté de travailler avec des personnes touchés par l'handicap mental : des situations banales ou simples pour certain sont générateurs d'angoisses pour d'autre.
"ça fait trop" (ce sont ces mots)...
Mais comment faire pour que le monde du 3ème rideau ne soit pas anxiogène ? C'est vraiment tout le contraire qui nous anime, et même bien plus puisque j'ose employé le mot : "valorisation" celle de la personne.
En Fait Thibaut a une semaine chargé à l'institut, et pour venir aux répétitions il doit se lever tôt le samedi (des efforts)
pour venir il doit changer de fauteuil et laisser le confort électrique pour une fauteuil manuel car il est impossible de monter sur scène le fauteuil électrique sans rampes (encore des efforts)
lorsqu'il est en fauteuil manuel il est également en week end chez sa mère et ne peut pas être aussi autonome qu'il le pourrait normalement (et encore des efforts) et doit tirer un trait sur des ballades des sorties (on rajoute un peu d'efforts là..)
Tous cela en plus de sa motivation à bien faire et à s'investir dans le 3 ème rideau est devenu générateur de stress, l'empêchant même de suivre des activités à l'Institut (trop d'efforts!!)
Alors après discussion avec sa Psychologue, Thibaut et sa mère on fait un effort, celui d'arrêter...
Et moi c'est sans effort mais plutôt avec un petit regret que je salut le passage de Thibaut dans le monde du 3ème Rideau, en vla un qui aurra sa place VIP de réservé avant tout le monde...
dimanche 10 octobre 2010
Licedei

Bon, comme dans toute création, nous devons avoir une source d'inspiration, un courant qui nous alimente un truc qui inspire...
Depuis que je les ais rencontré, je suis conquis, une conception du clown qui vaut d'etre ma référence...ceux que l'on appellent des clowns de l'Est, directement inspiré du "teatr licedei ". un grand nom au départ : Slava Polunine est aujourdhui une renommée qui fait le tour du monde, mais oui, rien que ça!
Mais c'est pas tout, cette référence (le licedei) va se produire dans notre ville, oui oui !
http://www.licedei.com/
http://www.lafilature.org/
A la Filature en novembre : Semianyki
Autant vous dire que j'y serait une fois de plus...
mardi 5 octobre 2010
Clown

Selon Pierre Etaix, "Il faut appeler un clown un clown". Il dit aussi qu'un clown de fiction, dans une fiction, ça n'existe pas, puisque qu'on n'est ("nez" , "naît") clown qu'au moment même où l'on se présente grimé, avec son nez rouge : on est clown ou on ne l'est pas. un clown dans une histoire de clown, ce n'est plus un clown...
Pour nous, il s'agit de monter un spectacle de clown en abordant la dimension du clown, nous ne cherchons pas à former des personnages de clowns encore moins d'aller à la recherche d'un pseudo "clown" qui se cacherait dans des intérieurs intime de nos propres personnes..(quel drôle d'idée). Le travail est plus simplement de faire rire (ou au moins sourire) avec des choses simples. Il serait très prétentieux de vouloir transformer tous les acteurs du 3ème rideau en Clown, et trop compliqué,
"Et avec ceci ?"
Avec l'équipe nous avons choisi un titre. on a longtemps tourné et retourné quantités de mots, des plus simples aux plus alambiqué et finalement ce sera :
"Et avec ceci ?"
Nous, on aime bien, en espérant que celà plaise également.
samedi 25 septembre 2010
mardi 21 septembre 2010
oula oula oulalaaaa !
oula oula oulalaaaa !
Mais non je me suis pas cogné, mais bon sang que le temps passe vite....
Presque aussi vite que dans le monde du 3emerideau, c'est vous dire....
Bon d'accord c'est un peu exagéré puisque dans le 3emerideau le temps n'existe pas...ou plus, ou peu, enfin assez pour en perdre la notion et oublier qu'on a des choses à dire ici...
En deux temps trois mouvements je vais retrouver la bonne page de l'histoire, attendez...
Voilàààà nous y sommes, donc reprenons apres la pause, vous suivez ?
vendredi 4 juin 2010
Pause
Celui ci parle tout seul, c'est régulier il se rassure comme ça, se parle à lui même , se reprend, se motive, se demande de se taire....c'est rigolo, il est parfois 2 ...
Celui là ferait bien des chatouilles à son collègue, tout l'amuse, sauf quant on ne comprend pas ce qu'il dit, ce qui arrive trop souvent à son goût, alors il sourit...
Ici un autre qui trouve tout super et surtout il sait l'exprimer avec des mots, aperçue d'un discours : "le 3ème rideau c'est formidable car la vie est comme ça avec des moments qu'il faut savoir apprécier parce que c'est ainsi qu'il faut faire pour progresser et moi je trouve que si le théâtre m'apporte beaucoup je pense qu'aujourd'hui c'est le plus beau jour de ma vie...", plutôt intéressant non ?
Il y a aussi celui qui régulièrement se bouche les oreilles et promet régulièrement que : " puisque c'est comme ça je ne reviens pas la semaine prochaine" râlant contre le son trop fort de la voix du type qui dirige ou des cris poussés par ses collègues dans des exercices voulus...malgré cela, cette hyper sensibilité, il veut vraiment revenir, et revient toujours...
Petit moment appréciable sur des individus, n'abusons pas de cet effet de pause et remettons en route..vite vite !!
dimanche 16 mai 2010
et ben voila !
Trouver un endroit pour nos constructions diverses était peut-être trop ambitieux.
Et voila qu'au détour d'une conversation (c'est souvent dans les détours que l'on trouve...),(Au détour d'un chemin, d'un voyage, d'un mot, d'une phrase...),(enfin bref...)une porte s'entrouvre.
Nous devrions avoir un lieu, enfin, en plus du cinéma Bel-Air, pour construire des objets et un éléments plutôt important du spectacle (je n'en dirait pas plus). Mon souhait d'avoir un atelier fixe et à l'usage unique du 3ème Rideau sera pour une autre histoire. Nous rangerons à chaque fois et effacerons toutes traces de notre passage, l'important c'est d'avoir un lieu.
C'est dans le monde d'Aleos qu'une petit place nous est faite, gracieusement,une salle plutôt
sympathique dans la résidence de l'Ecluse.Nous pourrons y aller toutes les fois ou le Bel Air ne pourra pas nous accueillir, on pourra même laisser dans un cagibis quelques affaires...
Et ben voilà une bonne chose de faite !!
http://www.aleos.asso.fr/
mercredi 28 avril 2010
Machiniste
Les premiers machinistes étaient des marins bretons. Les marins qui souhaitaient se sédentariser s’engageaient dans un théâtre ; ils avaient la force l’agilité nécessaire à la manœuvre des machines. Car les machinistes pratiquent un métier dangereux exigeant des qualités d’adresse et de rapidité. Les marins ont amené sur la scène leurs superstitions : ne pas prononcer le mot « lapin », qui constitue un interdit, ne pas dire le mot « corde ».
En effet, sur un bateau, le mot « corde » fait l’objet d’un interdit, parce que, chaque lien étant une corde, il n’est pas question, dans les manœuvres, de confondre l’un avec l’autre ; c’est ainsi que chacun d’eux a sa dénomination : un « bout », un « filin », une « ganse ». Le seul lien qui continue à s’appeler « corde », sur un bateau, est celui de la cloche avec laquelle on salue les morts. Les marins, devenus machinistes, amenèrent leur vocabulaire au théâtre, en même temps que leurs superstitions.
Les suicides par pendaison, qui eurent lieu, par la suite, sur une scène, vinrent renforcer l’interdit. Ajoutons que, sur un bateau, le mot « lapin » est lui aussi frappé d’interdit ; ce qui trouve des prolongements dans les coutumes alimentaires : on ne mange jamais de lapin sur un bateau. L’animal étant jugé néfaste, puisqu’il rongeait le matériel, en particulier le chanvre des cordages.
Avant le milieu des années 1990, les machinistes possédaient une gouaille* véritable et la langue verte du théâtre ; ceux des Folies Bergère sont toujours réputés pour cela.
Un groupe de machinistes est une équipe, elle-même divisée en brigades, les machinistes qui travaillent côté cour sont appelés COURIERS, ceux qui sont côté jardin sont les JARDINIERS ; quant à ceux auxquels est réservée la manœuvre des « dessus » ou cintres, ce sont les CINTRIERS, et les dessous, les SOUTIERS.
Au Moyen âge, les machinistes étaient appelés CONDUCTEURS DES SECRETS OU FEINTEURS .
* gouaille
n. fém. Attitude, paroles moqueuses et vulgaires.
Puisque,
Pour construire cela il nous faut un endroit en plus du cinéma Bel Air (Bel Air qui nous accueille en dehors des vacances scolaires), un endroit ou nous irions pendant les temps exceptionnels ou le cinéma fonctionne sur des projets du samedi matin. Il nous faut un endroit ou l’on peu déposer nos objets en cours de fabrications et les retrouver tels quels la fois d’après.
AJC 68 na pas de local assez grand, chez moi c’est trop petit, la cave de ma voisine est trop sombre, que faire ?
Encore se gratter la tête ?
Puisque c’est ainsi nous reviendrons demain, avec je l’espère une solution pour nos comédiens qui ne savent pas encore qu'ils vont devenirs machinistes...
jeudi 22 avril 2010
Un Début, Une Fin ....
Voila la base qui nous permet de créer. Que se soit pour un spectacle entier ou juste une scène c'est toujours en sachant comment cela commence et ou l'on va que tout se construit.
C'est donc à partir de ce principe que tout ce joue.
C'est également une base sur scène : lorsque l'on sort des coulisses qu'une partie de nous est visible ou entendable c'est le début et quoiqu'il arrive ils nous faut jouer jusqu'à la fin, cette fin se concrétise généralement par la sortie de la scène.
Il y a comme cela tout un tas de règles qui définisses le fonctionnement sur scène : silence dans les coulisses, jouer toujours vers le public, regarder suffisamment haut dans la salle, occuper l'espace, prendre son temps etc. etc.
Rien de compliqué dit comme cela mais, pour des personnes en "difficultés diverses" les choses sont tout autre. Ce qui est simple pour nous est parfois très compliqués pour qui viens du "Milieu Protégé". Alors on aborde les choses en simplifiant au maximum, on dilue l'information on travail par étape, lentement, et sans s'en rendre compte on observe parfois des prouesses.
Magique ?
Pédagogique ?
Typique ?
dimanche 18 avril 2010
Changement de Cap
Aujourd'hui le compte est loin de la demande, mais qu'importe, nous allons inventer.
Puisque nous ne pouvons garder la direction, changeons de Cap, trouvons une idée.
Çà y est c'est fait (oui dans le monde du 3 ème rideau ça va vite !)
Ce sera un spectacle de "Clown" , ce qui nous permettras d'intégrer de futur recrue si toutefois ils s'en présentes.
Le spectacle sera sans parole, ou pas trop, fortement inspiré des clowns de l'EST comme la célèbre troupe du Téatr LICEDEI. Une succession de scènes au service d'une histoire, alliant esthétisme, poésie et rigolade.
Nous devrons créer les maquillages et les personnaliser (chacun le siens), et trouver des costumes.
Pour l'histoire c'est simple : je ne vous dirais rien, faudras venir voir...
bon d'accord, mais juste un mot, il s'agit de l'histoire d'un Vendeur. Ce qu'il vend , comment, pourquoi et où est pour l'instant, confidentiel, rester dans le coin ça va commencer à être intéressant.









